L’E-Gouvernement à l’appui du développement durable

L'Enquête de l’E-gouvernement des Nations Unies de 2016 intitulée "E-gouvernement à l'appui du développement durable” offre un aperçu des tendances dans le développement de l'administration en ligne à travers le monde. Selon cette enquête, de plus en plus de gouvernements adoptent les Technologies de l'information et de la communication (TIC) pour offrir leurs services et engager les citoyens dans les processus de prise de décision, dans toutes les régions du monde. Cette enquête de l’E-gouvernement des Nations Unies de 2016 donne de nouvelles preuves que l’administration en ligne a le potentiel d’aider à soutenir la mise en œuvre de l'Agenda 2030 et de ses 17 objectifs de développement durable. Elle indique une tendance mondiale positive vers des niveaux plus élevés de développement de l’administration en ligne puisque les pays de toutes les régions sont de plus en plus tournés vers l'innovation et l'utilisation de nouvelles TIC pour offrir des services et engager les gens dans les processus de prise de décision. Elle confirme que l'une des plus importantes nouvelles tendances est l'avancement des services axés vers le citoyen – ces services reflètent les besoins des gens et sont guidés par eux. Dans le même temps, les disparités persistent à l'intérieur et entre les pays. Le manque d'accès à la technologie, la pauvreté et les inégalités empêchent les gens de tirer pleinement parti du potentiel des TIC et de l’administration en ligne pour le développement durable.

 

 

 

L'Administration en ligne pour l'avenir que nous voulons

L’enquête 2014 de l'Organisation des Nations Unies: ‘L'Administration en ligne pour l'avenir que nous voulons’ a été achevé en janvier 2014 et publié en juin 2014. Le thème de 2014 est particulièrement pertinent pour faire face aux défis multiformes et complexes auxquels sont confrontés nos sociétés aujourd’hui. La publication traite, en huit chapitres, des aspects critiques de l'administration en ligne pour le développement durable.

 

 

 

Une administration en ligne pour les citoyens

L'enquête de l’Organisation Nations Unies sur l'Administration en ligne (2012) : ‘Une administration en ligne pour les citoyens’ a été achevée en décembre 2011 et publiéeen février 2012. L'édition 2012 a été préparée dans un contexte où les enjeux des gouvernements sont multiples en termes d’ouverture, de réceptivité et de collaboration avec les citoyens. Le rapport analyse le cadre institutionnel d’administration en ligne. Il conclu que la présence d’une autorité nationale de coordination permettrait de surmonter les barrières internes liées à la mise en place d’une administration en ligne. Cela permettrait aussi d’accentuer la nécessité de procurer des réponses intégrées en matières de préoccupations citoyennes; une leçon importante pour les acteurs du développement durable. L'enquête montre également qu’une administration en ligne fourni des outils efficaces pour lutter contre la fracture numérique et les inégalités sociales. Les gouvernements doivent cependant trouver des voies de communication efficaces, correspondant aux circonstances nationales, tout en prenant des mesures pour augmenter l’usage des services en ligne et mobiles afin qu’ils soient pleinement avantageux pour les citoyens.

 

Rôle de l’administration en ligne en temps de crise économique et financière

L'enquête de l’Organisation des Nations Unies sur l’Administration en Ligne (2010): ‘Rôle de l’administration en ligne en temps de crise économique et financière’ a été rédigée en décembre 2009 et publiée début 2010. Le rapport relate les différents rôles que joue l’administration en ligne pour faire face à la crise économique et financière mondiale. Rendre les institutions publiques plus transparentes aide à restaurer la confiance des citoyens. Pour y parvenir, le partage gratuit de données publiques en libre accès est indispensable. L’administration en ligne étant capable de gérer rapidité et complexité, elle pourrait également être le précurseur de réformes règlementaires. Alors que les nouvelles technologies ne substituent pas la bonne élaboration de politiques publiques, celles-ci donnent néanmoins le droit aux citoyens de questionner les actions du gouvernement tout en mettant les questions systémiques en avant. L’administration en ligne apporte également une certaine flexibilité aux services publics qui sont capables de répondre aux demandes des citoyens même en étant restreints par les coupes budgétaires. Depuis la dernière édition en 2008, les gouvernements ont fait de grands progrès concernant le développement des services en ligne, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire. Cependant, les coûts associés aux infrastructures de télécommunication et au capital humain freinent l’essor de l’administration en ligne. L’élaboration de stratégies efficaces ainsi que d’un cadre juridique compensent de manière significative les coûts des infrastructures de télécommunication et de capital humain, également dans les pays les moins avancés. Les gouvernements ayant pris conscience du potentiel à développer l’accès à haut débit dans les régions en développement et d’améliorer les réseaux cellulaires dans les pays développés pour répondre au programme de développement durable des nations Unies, ont beaucoup à gagner en allant de l’avant.

De l’administration en ligne à la Gouvernance connectée

L'enquête des Nations Unies sur l’Administration en ligne (2008) : ‘De l’administration en ligne à la Gouvernance connectée’ évalue le développent de l’administration en ligne dans les 192 États Membres des Nations Unies en fonction de trois indices quantitatifs: l’état de préparation à l'ère électronique obtenu en évaluant les sites web des gouvernements, les infrastructures de télécommunication et les ressources humaines dont disposent les pays membres. Les TIC accélèrent la restructuration des dispositions institutionnelles du gouvernement et laissent place à de nouvelles innovations qui changent progressivement le gouvernement.

La deuxième partie du rapport met l’accent sur des initiatives pour une administration en ligne visant à améliorer l'efficacité opérationnelle en fusionnant les services de soutien. Si la mise en oeuvre de ces initiatives est un succès, cela sera bénéfique pour les citoyens, l’objectif principal étant d'améliorer l'efficacité du gouvernement et des différents organismes gouvernementaux. Les modèles de fusion des services de soutien, quels que soit le mode de distribution, se rangent en trois catégories différentes: la fonction unique d'intégration, la fonction multifonctionnelle d'intégration et celle du service d'appui au service à la clientèle. Le niveau de complexité, exprimé par le nombre de fonctions par champ et le nombre d’organisations impliquées, est le facteur influent principal d’un bon résultat. Il y a cependant une tendance parmi les projets les plus ambitieux à échouer dans la transmission des bénéfices escomptés. Les variables dans la distribution des services de soutien intégrés sont le capital humain, les processus et la technologie.

Alors que la technologie se montre de plus en plus robuste et adaptable, certaines évidences indiquent que la réussite ou l'échec dépendent moins d’une difficulté technologique que d’une difficulté de nature humaine. La capacité à changer la culture du service public et motiver les salariés du secteur public en s’adaptant à de nouveaux modes de travail, en prenant en compte les préoccupations syndicales et en fournissant des compétences adéquates de leadership et de management est nécessaire.

De l’Administration en ligne à l'intégration dans la société de l’information

La diffusion des technologies de l’information vers une élite du monde aggrave les inégalités entre les 'e-have' et les 'e-have-nots'. Diffuser inégalitairement les technologies de l’information, renforce les structures traditionnelles d'inégalités économiques et sociales ce qui fragilise les liens sociaux et la culture des organisations.

En explorant les liens entre l’administration en ligne et le développement humain, la deuxième partie du rapport de 2005 sur le 'Développement de l’administration en ligne dans le monde’ insiste sur la nécessité d’aligner la réflexion sur le développement dans le Cadre de la gouvernance sociale. Cette approche pluridimensionnelle renforce les TIC comme étant un moyen d'intégration sociale pour les groupes défavorisés. Le Cadre de gouvernance sociale pour l'ère de l’Information est une vision qui cherche à restructurer le débat sur le développement d’une société d’information intégrée basée sur la reconnaissance des capacités de chaque personne, la dignité des choix économiques et sociaux ainsi que la liberté qui règne autour des deux facteurs mentionnés. Puisque les technologies de l’information facilitent la distribution d’information et la possibilité d'émettre son avis, elles représentent un exemple concret de partenariat entre le gouvernement et ses citoyens pour promouvoir les valeurs publiques. L'intégration et la participation des citoyens à travers les TIC et l'intégration dans la société d’information sont les outils clés à disposition d’un gouvernement socialement inclusif. L'intégration dans la société d’information va plus loin que l’administration en ligne. Cela signifie que les nouvelles TIC répondent aux enjeux persistants des clivages de notre société et encouragent l'émancipation économique et sociale de tous les citoyens.

En s’appuyant sur ce cadre, l'analyse figurant en deuxième partie du rapport montre que la révolution des nouvelles technologies est un vrai challenge pour la majorité des populations des pays en développement. Alors que certains pays en développement ont déjà mis en place de bonnes réformes, des institutions et des programmes, la plupart sont bloqués dans un cercle de faibles revenus, de pauvreté et d'inégalités croissantes en terme d'accès aux nouvelles technologies.

Vers une ère de possibilités

L'émancipation économique et sociale d'aujourd'hui repose sur la capacité à accéder, recueillir, analyser et utiliser l'information et la connaissance pour élargir les choix individuels des décisions politiques, économiques, sociales, culturelles et comportementales. Les TIC sont des canaux transmettant des informations et des connaissances. En intégrant la technologie dans la planification du développement, des solutions plus efficaces et rapides peuvent être trouvées pour la croissance économique et le développement humain durable. En réalité, l'accès à - et la distribution - des outils pour la création de richesse et de connaissances sont inégaux entre eux, et entre les pays du monde. En matière de TIC, les disparités pour l'accès au développement sont grandes et susceptibles de devenir plus grandes, au rythme actuel de l'avancement technologique - et de leur adoption - dans certains pays du monde. Comme plusieurs services économiques se font en ligne, ceux sans accès à Internet seront marginalisés.

Dans le cadre d'une accélération de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, le Rapport mondial du développement de l'administration en ligne 2004 des Nations Unies comprend deux parties. La première partie met en évidence l'enquête sur le développement mondial de l'administration en ligne des Nations Unies 2004, tandis que la deuxième partie met l’accent sur les raisons des disparités dans l'accès aux TIC.

La deuxième partie du Rapport mondial des Nations Unies sur le développement de l'administration en ligne 2004 se penche sur la question de ce qui engendre un manque d'opportunité pour accéder à l’administration en ligne - ou la division des opportunités d'accès, ce qui définit l’administration en ligne, qui gouverne l’administration en ligne et où sont placés les pays du monde en termes d’accès aux TIC. Le rapport propose une taxonomie des pays en fonction de leurs opportunités d'accès. Ce faisant, le rapport pose le Cadre d'opportunité d'accès: repenser de façon structurée l'accélération de «l'accès réel» pour tous. Le suivi des progrès des États Membres à mettre en œuvre leurs programmes de TIC et d’administration en ligne est relaté dans le rapport qui contribue à une meilleure compréhension des diverses facettes de la fracture numérique et du manque d'accès réel.

L’Administration en ligne à la croisée des chemins

Les gouvernements sont de plus en plus conscients de l'importance d’utiliser l'administration en ligne et la gouvernance en ligne pour améliorer la prestation des services publics envers leurs citoyens. Le potentiel de l'administration en ligne en tant qu’outil de développement, s’articule selon trois conditions - un seuil minimal d'infrastructure technologique, du capital humain et une connexion en ligne pour tous. Les stratégies et programmes de développement pour l'administration en ligne seront en mesure d'être efficaces et “d’inclure” tous les citoyens seulement si les pays ont un bon niveau d’alphabétisation et d’éducation fonctionnelle, comprenant la connaissance de l'ordinateur et d'Internet. Ainsi qu’en ayant une connexion pour tous à un ordinateur et un accès à Internet. Par conséquent, le principal défi de l'administration en ligne pour le développement est: de définir comment accomplir cela.

Pour soutenir les efforts de développement des États membres des Nations Unies en matière d'administration en ligne, le Département des affaires économiques et sociales (DAES /DESA) et la Division de l'administration publique et de la gestion du développement (DAPGD/DPADM) des Nations Unies, ont entrepris de produire une enquête globale en 2003 sur l'administration en ligne. En s’appuyant sur le rapport de 2002 «Mesurer l'administration en ligne: Une perspective globale», l'enquête de 2003 s'appuie sur une évaluation comparative des États membres sur le développement de l’administration en ligne et la participation électronique pour le développement dans un monde qui se globalise rapidement. L'enquête mondiale de 2003 est publiée en deuxième partie du Rapport mondial sur le service public: de l’administration en ligne, à la croisée des chemins, disponible sur www.unpan.org

D'après les lignes directrices du développement humain global prévu dans les Objectifs du millénaire pour le développement, l'enquête se concentre sur la question de savoir à quel point les gouvernements sont disposés et prêts à employer les nombreuses possibilités offertes par l'administration en ligne pour améliorer l'accès et la qualité des services économiques et sociaux fondamentaux pour les citoyens et associer ces possibilités aux décisions politiques publiques par la participation en ligne.

Le statut de l’administration en ligne

Depuis le milieu des années 1990, les gouvernements à travers le monde ont mis en place des initiatives majeures afin d'exploiter le vaste potentiel d’internet dans le but d’améliorer et de perfectionner le processus de gouvernance. Comme l'ordinateur personnel, internet est devenu un outil indispensable dans le travail quotidien de l’administration publique. Pour obtenir un aperçu de la situation mondiale de l’administration en ligne en 2001, la Société américaine pour l'administration publique (ASPA) et la Division de l'économie et de l'administration publiques ('DPEPA') ont entrepris une étude analysant l'approche, le progrès et l’engagement des 190 États membres des Nations Unies.

Au sens large du terme, l'administration en ligne englobe presque toutes les plates-formes de technologies de l'information et de la communication (TIC) et les applications utilisées par le secteur public. Cependant, ce rapport défini l'administration en ligne comme étant: l'utilisation d’internet et de la “world-wide-web (www.)” pour fournir des renseignements et des services gouvernementaux aux citoyens.

Afin de maximiser l'efficacité de l'administration en ligne et de réaliser son potentiel, plusieurs conditions fondamentales doivent exister afin de faciliter un environnement propice. Le principal objectif de l'enquête était de présenter les données et les conclusions qui définissent l’environnement d’une administration en ligne et qui démontrent la capacité de l’administration en ligne (ou l’absence) à soutenir le développement en ligne. Cela a été accompli par une analyse comparative des indicateurs fondamentaux des technologies de l'information (TI) et des mesures du capital humain pour chaque État membre de l'ONU.

Deux méthodes ont été utilisées pour cette recherche. Premièrement, le contenu des sites internet gouvernementaux nationaux ont été analysés ainsi que les services publics les plus utilisés par les citoyens. La présence ou l'absence de fonctionnalités spécifiques ont contribué à déterminer le niveau de progrès d’un pays. Les différentes étapes représentent un niveau évaluant le degré de sophistication en ligne d’un pays. Deuxièmement, une analyse statistique a été réalisée en comparant l'infrastructure des technologies de l'information et de la communication ainsi que le capital humain dans les 144 États membres des Nations Unies. L’indice de développement de l’administration en ligne peut être un outil utile pour les planificateurs politiques et faire office d’une référence annuelle.

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